Un droit... pas toujours reconnu !
La note (flash RH) reconnaissant la possibilité de reporter les congés non pris en cas de maladie, accident de service ou maladie professionnelle date d'un an.
Or, il faut bien constater que beaucoup de "managers" semble encore l'ignorer ou considérer qu'elle ne concerne que les salariés (si vous êtes fonctionnaire) ou que les fonctionnaires (si vous êtes salarié) !!
A croire que c'est le niveau de la "dette sociale" de l'établissement qui prédomine et non pas le respect des règles RH...
En tout état de cause, voici la note > Flash RH du 27 mai 2011
La Poste doit ouvrir des négociations !
Depuis longtemps, les syndicats alertent sur les difficultés spécifiques des agents des PiC et CTC. Le malaise au travail, on sait ce que c'est, dans ces centres !
La déshumanisation des rapports sociaux aussi !
Comme la seule chose qui compte, c'est la productivité et les suppressions d'emplois, on se moque bien de savoir si les conditions de travail s'aggravent, s'il n'y a plus de reconnaissance, si les agents souffrent…
C'est sur ces 3 thèmes -emploi, pénibilité et carrières- que l'intersyndicale FO, CGT, SUD, CFDT et CFTC a demandé à Routier, directeur du Courrier, l'ouverture de négociations nationales. > lettre
C'est cette même intersyndicale qui appelle tous les agents des PiC et CTC à faire massivement grève ce 22 mai prochain.
Ça ne peut pas faire de mal !
Le mulet
Il était une fois un bourricot qui travaillait bien. Sur son dos on se permettait tout. On y empilait les meules de foin pour ses copines les vaches. A la rivière, on le chargeait de cruches. Et tout le bois de chauffe qu’il dût se coltiner ! Sans compter le labour, les récoltes, les déblaiements de voierie... Oui, ce n’était pas un mulet pour rien.
Au terme de chacune de ses tâches une - voire deux ou trois carottes - Ô délice, récompensaient la bête goulue n’espérant qu’une chose, recommencer le lendemain. La ferme prospérait bien au chaud sous son toit de chaume et la magie faisant, l’hiver, elle ressemblait à un calendrier de facteur.
Mais voilà. Le fermier mourut. Ce fût la coopérative d’à coté qui reprit l’exploitation. L’âne ne devait plus s’occuper d’une mais de dix fermes ! Et la carotte n’était plus tenue qu’au bout d’un bâton juste pour qu’il avance ! On lui donna bien une mule pour qu’il fasse des petits et qu’il se reproduise, mais comme les nouveaux fermiers venaient directement de la coopérative, ils ne savaient pas qu’une telle saillie ne pouvait-être que stérile !
Le mulet ne travailla -pas plus ni moins- qu’en proportion de la taille de son estomac en vue de la tâche à accomplir. Il prit une plume de paon qui lui avait été offerte par l’orgueilleux animal à l’âge où l’or était le blé murissant, à l’âge où les calendriers n’en finissaient pas, une année entière, d’exulter des panaches de fumée sur une ferme idyllique d’un monde révolu et glacé, bref, à l’âge ou les paons étaient admis dans la ferme juste pour faire joli. Il prit donc sa plus belle plume et écrivit ce poème :
Vous vouliez ma mort, vous n'aurez pas mon âme.
Un être pur d'honnêteté qui se fait carotter.
Et voilà. Les dés sont jetés. D'une bourrique on fait un pantin.
Tout Jaune, un gnome, et toujours prêt.
Dès l'aube on le tire du matin,
Personne ne sait quand ce sera la fin.
Vous vouliez mon âme, vous aurez mon âne.
Fidèle, mais quand c'est l'heure de l'avoine, c'est l'heure de l'avoine.
Borné.
C'est l'heure d'aller manger...
Et la morale de toute cette histoire ? L’âne devint président et Boudoudou fut très content.
Une opportunité ou un leurre ?
Une grande circonspection règne parmi les fédérations au sujet de cette commission mise en place par BAILLY et dont les résultats sont attendus début septembre.
A t-elle pour but de réellement prendre la mesure de la situation sociale à la Poste et répondre aux espérances et revendications du personnel ou bien, n'a t-elle d'autres objectifs que d'associer les syndicats à l'accompagnement social des restructurations ?
On a tous en mémoire la Commission AILLERET, prétendument "neutre" mais qui avait validé la privatisation de la Poste...
Pour sa part, la fédération FO a clairement indiquée qu'elle saura prendre ses responsabilités et, en particulier, "en cas de faux-espoirs entretenus."
Ci dessous, le compte rendu de la première réunion de la commission ainsi qu'un article sur ce sujet du journal "Informations Ouvrières".
La DOTC se décide à suivre les directives du Siège !
Est-ce le courrier de LEFEBVRE (voir l'article du 3 mai), est-ce une directive de ROUTIER (directeur du Courrier) qui a fait basculer la décision de faire une pause dans les réorg en DOTC Isère/Savoie ?
En tout cas le fait est bien là. Notre DOTC, après quelques tergiversations, a fini par nous l'annoncer : "On gèle !"
Jusqu’à quand ?
Là, c'est plutôt le flou. Certainement jusqu'en septembre quand la commission KASPAR aura rendu son expertise. Comme nous avons un premier RDV prévu fin mai, nous espérons avoir + de précisions sur le sujet.
Donc pour l'instant, plus de CHSCT ni de CT sur les réorg en cours.
Des réunions sont prévus (mais non obligatoires) pour tous les postiers afin qu'ils s'expriment sur les problèmes liés sur la vie au travail. Ils en profiteront pour donner leur avis sur le budget "Vie au travail" que gère les DE et qui est de... 79 € par agent. (bouffe entre collègues, matériel, etc...)
Pour que ces "réunions" fonctionnent, M. ZATTI a promis de mettre les moyens...
Par contre, en ce qui concerne le projet "Décentralisation" ou "Etablissement 2", on continue comme avant !
Pas de pause, pas de gel pour le projet majeur de la DOTC ! (La mise en place est prévue pour janvier 2013).
Que cela déstabilise les cadres et les DE, que ce projet ait des conséquences désastreuses sur les conditions de travail des agents n'a pas l'air de sensibiliser plus que ça le DOTC ! Il botte en touche et maintient sa position.
Enfin, un vrai professionnel !
Si les postiers rencontrent de plus en plus de difficultés dans l'accomplissement de leurs tâches, reconnaissons, pour une fois, que la DOTC a fait un effort en nommant Pierre MORIETTE, directeur des projets.
Son rôle : "Coordonner tous les projets du territoire en stimulant les partages d'expérience".
Pour sûr qu'il saura mettre la sienne au service des vieux facteurs épuisés, cabinards débordés et collègues au bord du gouffre... Pour sûr qu'il saura coordonner des projets pour pallier au manque de personnel... Il faut dire qu'avant, notre "sauveur" travaillait dans une entreprise spécialisée... dans le traitement des déchets !
Nous voici rassurés.
C'est faire abstraction du pourquoi de tant de mécontents chez les usagers. Manque de personnel ? Que nenni ! Remplaçants pas assez formés ? Qu'allez vous chercher là !
En attendant, ils vont pouvoir continuer à grogner, nos clients, vu qu’aucune solution concrète n'est envisagée en matière de création d'emploi, de bien être au travail, etc... et donc, en matière de qualité de service.
La DG annonce le gel des réorganisations
Depuis le départ, la position des fédérations est claire: Pas d'arrêt des réorganisations, pas de négociations !
Après plusieurs semaines d'atermoiements, la DG (Direction Générale) vient d'adresser le courrier, ci-contre, aux syndicats nationaux. Ce courrier annonce clairement : "Je vous réaffirme la décision de la DG d'assurer une pause dans la mise en oeuvre des réorganisations nouvelles ou celles en cours conformémement au point 6 des mesures déjà annoncées." (ndlr : les 10 mesures de BAILLY)
FO et SUD ont exprimé leur réserve indiquant qu'il fallait un engagement ferme des directions des métiers "incluant leur responsabilité". Toute réponse évasive constituerait un acte de rejet.
La CGT, CFDT, UNSA/CGC ont jugé la réponse de Lefebvre satisfaisante même s'ils estiment que la Poste devra exiger des métiers un respect de la décision.
Ce vendredi, l'intersyndicale locale rencontre M. ZATTI. Nous exigerons, donc, conformément aux décisions du Siège, l'arrêt immédiat, en Isère et en Savoie, de toutes les réorganisations en cours ou à venir.
Pas d'inquiétude, tout va bien !
C'est, en résumé, ce qui ressort de la dernière bilatérale avec la nouvelle direction.
Pourtant, en ce qui concerne l'emploi, les choses se dégradent à vitesse grand V. Face à la charge de travail induit par Chambéry, où sont les emplois promis ?
A part les 6 collègues arrivés en nuit, pas de trace des 10 autres prévus en jour.
La situation devient tendue dans la plupart des brigades et réellement critique en fixe d'après-midi !
Mais, pour la Direction, quelle importance que tout le monde court partout, que les incidents se multiplient, c'est la productivité qui prime !
Pour combien de temps ?
C'est encore pire que prévu !
On connait maintenant la cartographie définitive des établissements de la DOTC au 1er janvier 2013.
Pour ce qui concerne l'Isère, sur 18 établissements, 8 disparaissent et sont absorbés ! Tous les cadres (y compris les DE) sont appelés à émettre des "souhaits d'affectation" (sans connaitre les fiches de poste !). Les nouveaux DE seront choisis avant le 18 mai et ces derniers devront constituer leur nouvelle équipe managériale dans les mois suivants.
La "petite DOTC" n'est pas épargnée (On estime le nombre de cadres devant intégrer les établissements entre 20 et 30 !).
C'est l'incertitude et l'angoisse qui prédomine.
D'autant que l'on apprend que, si des surnombres en établissements seront autorisés en 2013, il faudra qu'ils soient "liquidés" en 2014 !
Les facteurs et tous les agents de production devraient subir, eux-aussi, les conséquences de ce projet (nouveaux chefs, éloignement des centres de décision, productivité renforcée et économie d'échelle, etc…)
Au moment où tout le monde réclame un arrêt des réorganisations, la DOTC préfère, quand à elle… accélérer son projet et le malaise des postiers !

Négociations salariales 2012
Il a fallu un front syndical solide et quelques "claquements de porte" pour que la Poste revienne à de meilleures dispositions dans ces négos 2012.
Au final, sans pavoiser, on est dans la moyenne (plutôt) haute des accords signés un peu partout dans les entreprises.
Par contre, pour les fonctionnaires (tributaires de la Fonction Publique) rien, toujours rien en ce début d'année...
Des nouvelles d'un ancien collègue...
"Collègue", c'est peut-être pas le mot adéquat...
Eric CLAVAUD, tout le monde ne le connait pas mais il a exercé ses activités il y a quelques années comme directeur Courrier à Grenoble Chavant ainsi que responsable au Centre de tri.
Il a laissé, par sa pratique toute personnelle du dialogue social (ça s'appelait déjà comme ça, à l'époque !), un souvenir impérissable...
Il semble vouloir renouveler ses exploits dans la DOTC dont il est le Directeur aujourd'hui.
La DOTC serait-elle mauvaise joueuse ?
Il y a quelques jours, après la réaction assez violente des facteurs de plusieurs bureaux, la DOTC avait, semblait-il, décidé de "calmer le jeu" en revenant à un niveau de compensation qui, même s'il était encore insuffisant, paraissait plus équitable. Il était semblable à celui de 2007.
De fait, la colère était retombée et on pouvait raisonnablement penser que la distribution se ferait sans anicroche.
Ça n'a pas du être au goût de quelqu'un de la DOTC puisque plusieurs jours APRÈS avoir annoncé le barème de compensation dans les établissements, on décrète que les PND (ex NPAI) seront déduits du montant total perçu par les facteurs !
Dans quel esprit de petit-comptable minable cette idée a t-elle pu germer ? C'est comme si les facteurs n'avaient pas touché à ces enveloppes alors qu'ils les ont bien emmené en distri ET traité en retour !!
En fait, ils auraient du être compensé EN PLUS pour ces plis !
Bref, quelqu'un vient de mettre le feu et plusieurs DE ont décidé d'éteindre, au plus vite, l'incendie (comme à Fontaine) en ne tenant pas compte de ces "directives".
La DOTC semble oublier qu'il y a un second tour de présidentielles ET deux tours de législatives...
Un suicide chez moi ? Pas de quoi en faire un plat !
En proposant ses 10 mesures sur la vie au travail, le Siège souhaite faire baisser la pression "médiatique" et pense amener les syndicats à plus de "compréhension", bref, elle espére "calmer le jeu".
Faudrait-il encore que ses propres troupes aient le même souhait !
On peut en douter en ce qui concerne la directrice du centre financier de Paris...
En septembre dernier, un agent de son établissement s'était suicidé en se défenestrant du 4ème étage de son service. Le choc avait été immense pour les collègues et le malaise n'a fait que grandir depuis.
Aussi, le CHSCT a demandé à ce qu'une expertise soit menée par un cabinet privé spécialisé en santé au travail.
La directrice vient d'annoncer qu'elle va assigner le CHSCT au tribunal au prétexte que cet audit n'est "ni justifié, ni nécessaire" !!!
Et BAILLY voudrait qu'on le croit sur parole ? Des actes ! Et en premier lieu, l'arrêt des réorganisations !
> Lire l'article du site Bakchich (www.bakchich.info)